Sondeur et GPS sur un bateau amorceur

Un sondeur et un GPS transforment le bateau amorceur en outil de repérage : on lit le fond, on enregistre le spot, on y revient de nuit. Ce qu’il faut comparer sur les fiches avant d’équiper le bateau.

Par Cédric Vauthrin, mis à jour le 20/10/2026, 3 min de lecture.

Petit écran de sondeur fixé sur une pique à côté d’un bateau amorceur posé sur un tapis de réception, à l’heure bleue, lac sombre et brume derrière, lumière orange d’une lanterne.

Pourquoi un sondeur et un GPS sur le bateau amorceur

Un bateau amorceur sans électronique pose l’amorce là où vos yeux visent. Le soir, ça passe ; à deux heures du matin, avec le vent qui a tourné, beaucoup moins. Le sondeur montre ce qu’il y a sous la coque : la profondeur, la pente, un fond dur ou envasé, un herbier. Le GPS garde la position exacte du spot et vous y ramène sans repère visuel. Les deux ensemble font gagner des nuits entières de prospection sur un grand lac.

Le rayon compte quatre appareils de la même famille : le Toslon TF520, le Seaeye Toslon TF640, le Toslon TF740 All in One et le pilote X-Pilot Toslon. Comme la famille est petite, je les mets en face des trois bateaux du rayon voisin, qui reçoivent ce matériel.

Les quatre fonctions à distinguer

  1. Le sondeur couleur affiche le fond en temps réel. Sur la fiche, regardez la fréquence du sonar, la profondeur maximale lue et l’angle du faisceau : un faisceau large balaie plus de fond, un faisceau étroit donne une image plus précise sous la coque.
  2. Le GPS enregistre des points. Le nombre de spots mémorisables et la précision annoncée selon le nombre de satellites sont les deux lignes à lire.
  3. La boussole indique la direction à suivre vers le point enregistré. Sans elle, le GPS donne une distance, pas un cap.
  4. Le pilote automatique conduit le bateau seul jusqu’au spot, puis le ramène vers la berge. Le confort est réel de nuit, quand on ne voit plus la coque.

Comparer les quatre fiches

ModèleSondeur couleurGPS et boussolePilote automatiqueAffichage
Toslon TF520OuiNonNonMoniteur portable
Seaeye Toslon TF640OuiOuiNonMoniteur portable
Toslon TF740 All in OneOuiOuiOuiMoniteur portable
pilote X-Pilot ToslonNonOuiOuiSmartphone ou tablette, non fournis

Le TF520 convient à celui qui veut d’abord comprendre le fond de son lac. Le TF640 ajoute la mémoire des spots, ce qui suffit à la plupart des pêcheurs. Le TF740 réunit tout dans un seul boîtier. Le X-Pilot s’adresse à ceux qui ont déjà un sondeur et veulent seulement automatiser la navigation.

Écran, alimentation et plusieurs bateaux sur le lac

L’écran se lit en plein soleil l’après-midi et en pleine nuit quelques heures plus tard. La fiche doit parler de rétroéclairage et de lisibilité au soleil ; un écran trop lumineux la nuit fatigue les yeux et se voit de loin. Côté alimentation, deux cas : un moniteur avec piles ou batterie à lui, ou un moniteur branché sur une source externe. Prévoyez de quoi recharger pour une session de trois nuits.

Sur les grands lacs fréquentés, plusieurs bateaux amorceurs tournent en même temps. Un appareil qui propose plusieurs fréquences réglables évite que votre écran affiche le fond du voisin. Le TF640 et le TF740 le mentionnent.

Monter l’électronique sur le bateau

Avant d’acheter un sondeur, vérifiez la compatibilité avec la coque et l’alimentation du bateau. Le Carp Madness XXL 2.0 en kit prévoit une sortie de courant permanente pour un sondeur, un GPS ou un pilote. Le Carp Madness Phantom 2020 se commande avec sondeur couleur et GPS proposés en option. Le Phantom 2.0 en kit, à monter soi-même, laisse prévoir l’emplacement du module au moment du montage, ce qui évite de percer la coque après coup.

Le pilote X-Pilot se branche sur le récepteur sans ouvrir la coque, d’après sa fiche. C’est la solution pour équiper un bateau déjà en service. Sur un bateau neuf, un appareil tout en un comme le TF740 limite le nombre de modules et de câbles dans la cale.

Ce que l’électronique ne remplace pas

Un sondeur montre un fond, il ne dit pas où sont les poissons. Les marques qui apparaissent à l’écran sont parfois des branches, des bulles ou un banc de gardons. Servez-vous-en pour cartographier le lac : relevez les cassures, les plateaux, les zones dures. Le GPS garde ensuite la trace de ces relevés d’une saison à l’autre.

Au rayon, je conseillais de commencer par une soirée entière à sonder sans amorcer. On apprend plus en deux heures de relevés qu’en dix amorçages à l’aveugle. Pour la contenance des trémies, la portée et l’autonomie du bateau lui-même, voyez le repère sur le choix du bateau amorceur.

Les fiches citées

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